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Qu’est-ce qu’une hernie discale ?

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Sport et hernie discale

La hernie discale fait l’objet de quelques idées reçues, en tête desquelles la conviction que la chirurgie est la meilleure solution pour en guérir. Mais cette affirmation est erronée puisque cette inflammation des disques lombaires peut se traiter avec des antalgiques et des anti-inflammatoires, accompagnés de quelques exercices physiques et une conduite à adopter.

Savoir reconnaître les signes des hernies

Tout d’abord, avant de pouvoir réagir et adopter des solutions, il faut être en mesure de reconnaître le problème et avoir une idée de l’ampleur. Elle peut aller d’un simple mal de dos à une paralysie en passant par une sciatique (inflammation du nerf sciatique) douloureuse.

En effet, il est assez aisé de confondre une hernie discale lombaire avec une lombalgie bénigne. Il faut donc, au préalable, savoir de quoi il s’agit.

Lorsqu’il est question de hernie, cela suppose qu’un organe, ou du moins, une partie sort de son emplacement habituel, causant des douleurs plus ou moins vives pour la victime.

Pour une hernie inguinale, c’est l’intestin grêle qui déborde dans l’orifice inguinal. La hernie discale est différente puisqu’elle touche la membrane fibreuse reliant les vertèbres entre elles. Ladite membrane, appelée disque lombaire, assure non seulement la jonction entre les vertèbres, mais absorbe également les chocs provoqués par les mouvements.

Avec l’âge, les disques lombaires s’assèchent, deviennent moins souples, amortissent moins les chocs et peuvent aussi être sujets à des infections. Lorsqu’un disque est infecté, il se fissure et le noyau gélatineux qu’il renferme déborde.

Outre le vieillissement, d’autres facteurs peuvent être à l’origine d’une hernie discale. Le fait de produire un mouvement brusque ou de soulever un objet trop lourd peut impacter sur les disques lombaires et provoquer leur rupture.

Les cas de hernies discales sont également fréquents chez les femmes enceintes. Les scientifiques ont aussi démontré que les descendants d’une personne ayant souffert de cette pathologie ont une chance élevée de la développer.

Comment distinguer une hernie discale d’une simple lombalgie ? La question est pertinente puisque de nombreuses personnes souffrent, à ce jour, de hernie discale sans s’en rendre compte.

Lorsqu’une personne est sujette à une hernie discale, la douleur irradie vers la partie inférieure de la vertèbre touchée. Par exemple, si le disque touché se situe au niveau du cou, le patient peut ressentir des douleurs vives à cet endroit, mais également aux épaules et aux bras. Si la hernie est localisée au bas du dos, la douleur s’étend à la jambe.

Selon les statistiques, la hernie discale touche majoritairement les hommes âgés de 35 à 45 ans, en particulier ceux qui sont grands, qui exercent un métier éprouvant (sollicitant de manière fréquente les muscles du dos) ou qui pratiquent des sports extrêmes.

Un traitement médicamenteux accompagné de physiothérapie

Pour traiter les personnes atteintes de hernie discale, les médecins tentent d’abord de soulager leur douleur en leur prescrivant des analgésiques et des anti-inflammatoires.

Pour compléter le traitement et guérir la hernie, dans la majorité des cas, ils préconisent quelques exercices. En effet, à ce stade, la physiothérapie apparait comme la meilleure des traitements. Les thérapeutes apprennent donc aux patients les postures à adopter pour prendre soin de leur colonne vertébrale, leur conçoivent des programmes physiques sur mesure pour assouplir et muscler un peu plus leur dos.

La guérison est parfois rapide.

La chirurgie, un traitement médical de dernier recours

Une intervention chirurgicale n’est envisagée que lorsque le patient ressent toujours de vives douleurs après la physiothérapie et le traitement médicamenteux.

Sur la table d’opération lors d’un traitement chirurgical, le chirurgien va essayer de soulager les racines nerveuses comprimées par le disque affecté. Pour ce faire, il peut être amené à retirer une partie, voire la totalité du disque (ou des disques intervertébraux). ce genre d’opération est sous anesthésie et demande une hospitalisation plus ou moins longue.

Mais comme le disque joue un rôle d’amortisseur, sa suppression pourrait se répercuter sur les autres disques qui seront davantage sollicités. Pour cette raison et pour éviter les éventuelles complications postopératoires, les médecins ne recommandent la chirurgie qu’en dernier recours. En effet, la mise en place d’une prothèse pour remplacement n’est pas possible.