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Star Academy – « masta dinguerie » : la polémique Mélissa est-elle justifiée ?

melissa star academy
Melissa (Star Academy)

Mélissa, ex-candidate de la Star Academy, se retrouve au centre d’un débat brûlant après avoir popularisé au château l’expression « masta dinguerie ». Entre malentendu culturel et emballement des réseaux, l’artiste de 19 ans a tenu à clarifier sa position.

Tout est parti d’un tic de langage répété à l’écran, puis d’un passage télé où l’idée d’avoir « inventé » l’expression a enflammé X, TikTok et Instagram. Très vite, des internautes et des médias ont rappelé que le terme porte une histoire précise, bien antérieure à la Star Academy. Consciente de l’ampleur prise par la controverse, la jeune chanteuse a pris la parole pour apaiser : elle dit avoir utilisé l’expression comme un gimmick bon enfant au sein de la promo, sans mesurer ce qu’elle charrie.

Excuses, contexte et lignes rouges : où placer le curseur ?

Dans une story, Mélissa reconnaît la blessure ressentie par certains : elle écrit qu’elle « voit passer beaucoup de messages concernant l’expression [qu’elle a] utilisée au château » et qu’elle « comprend que cela ait pu heurter certaines personnes », avant d’ajouter : « J’en suis sincèrement désolée. »

En s’expliquant davantage, elle précise qu’elle « n’avait pas connaissance de l’origine ni de la portée culturelle de ce terme » et qu’elle « n’a jamais voulu manquer de respect ». Elle appelle même au calme – « Restons dans la bienveillance » – et rappelle son intention première : « mon but est de partager de la musique et de la joie, jamais de blesser. »

Pourquoi cela crispe autant ? Parce que le mot ne naît pas à la télé : il a circulé dès les années 2010 dans des contextes sociaux précis, souvent liés à des jeunes femmes racisées. En l’employant comme un slogan feel-good, la télé-réalité gomme, malgré elle, un pan de cette mémoire. D’où une réaction vive, parfois pédagogique, parfois brutale.

Mais l’acharnement ne règle rien : Mélissa a présenté des excuses claires, a reconnu son angle mort culturel et dit vouloir apprendre. Oui, c’est une maladresse – réelle, à prendre au sérieux –  mais cela ne justifie pas la meute. Le bon réflexe ? Expliquer calmement, contextualiser, et laisser à une artiste de 19 ans la possibilité de progresser.