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Star Academy : la « malédiction » du château ? La prise de poids interroge

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Star Academy (château)

Éliminée la semaine dernière, Mélissa, 19 ans, a révélé avoir pris « 3 kilos en deux mois » au château de Dammarie-les-Lys. Entre rythme infernal, junk food à portée de main et nuits trop courtes, la candidate raconte un quotidien qui laisse des traces.

Dès sa sortie, Mélissa a mis des mots sur ce que beaucoup murmurent : au château de la Star Academy, la tentation est partout et le corps encaisse. « Tout est à disposition… quand on s’ennuie, on mange », confie la jeune chanteuse, qui assume s’être « laissée aller » et promet de se remettre au sport avant la tournée. Son témoignage parle d’un mode de vie heurté par les répétitions tardives, les réveils précoces, l’adrénaline des primes et l’absence d’échappatoire (pas de téléphone, pas d’écrans) qui renforce le réflexe grignotage. Une réalité charnelle d’un jeu télé pensé pour l’intensité plus que pour l’équilibre.

Rythme, stress, alimentation : un trio perdant-gagnant ?

Ce que décrit Mélissa dépasse l’anecdote : il illustre la vie en vase clos, où la dépense nerveuse et la fatigue chroniques désorganisent les repas. Le soir, les élèves cuisinent « des trucs simples » et souvent riches ; la journée, c’est au plus rapide. Ajoutez la pression des évaluations, un sommeil haché et des journées calibrées au quart de tour : la balance s’en mêle.

Pour une jeune artiste en construction, l’enjeu n’est pas l’apparence, mais la performance et la santé : tenir la note quand le métabolisme tire la langue, c’est plus compliqué. Le cas n’est pas isolé.

Dès la saison 1, la question du poids s’invitait déjà dans la mécanique de l’émission : on se souvient de la surveillance nutritionnelle qui entourait Jenifer, symbole d’une époque où l’on confondait trop souvent exigence scénique et contrôle du corps.

Vingt ans plus tard, le débat ressurgit avec acuité : comment préserver l’exigence artistique sans sacrifier l’hygiène de vie ? Les écoles, conservatoires et émissions savent que la performance durable passe par des routines : repas cadrés, accompagnement nutritionnel, travail physique, et surtout, du sommeil. Si la production veut protéger son capital le plus précieux – les voix -, elle a tout intérêt à traiter l’assiette et le repos comme des partenaires de scène, pas comme des notes en bas de page.