Golden Globes : quand Donald Trump se fait lyncher

Sur le tapis rouge des Golden Globes 2026, Mark Ruffalo a transformé sa prise de parole en charge politique frontale contre Donald Trump. L’acteur, arborant un pin “Be Good/ICE Out”, a relié son coup de gueule à l’actualité brûlante et à la responsabilité morale des artistes.
Dans une édition déjà très politisée, le comédien d’Hollywood a replacé la cérémonie dans le contexte américain du moment: violences dénoncées, tensions institutionnelles et crispations autour de l’État de droit. Ruffalo ne s’est pas contenté d’une posture : il a assumé un discours sans filtre, en visant directement le Président. Le message, capté par les caméras et viral en quelques minutes, s’inscrit dans une séquence où plusieurs célébrités ont utilisé la grand-messe hollywoodienne pour afficher un engagement clair, notamment à travers des pins réclamant des comptes à l’administration et à ses agences.
Un coup de tonnerre politique aux Golden Globes
« C’est un pédophile. C’est le pire être humain au monde. Si on se fie à la moralité de ce type pour diriger le pays le plus puissant du monde, on a un sérieux problème. C’est un criminel condamné. »
La colère de Mark Ruffalo acteur, producteur de cinéma, scénariste et réalisateur américain lors des Golden Globes.#GoldenGlobes pic.twitter.com/QfMCiHU7qk
— Christophe Bex (@ChristopheBex) January 12, 2026
Au-delà de la formule choc, l’attaque de Ruffalo fait écho à un double cadre – politique et médiatique. Politique, parce qu’elle convoque l’idée d’une norme morale défaillante au sommet de l’État et interroge la vigueur des contre-pouvoirs.
Médiatique, parce qu’elle bouscule la grammaire des shows télévisés: la star n’a pas “fait un trait d’esprit”, elle a pris position, en assumant le coût d’une prise de parole clivante à une heure de grande écoute. La scène résume l’époque: une industrie culturelle sommée de ne plus séparer totalement divertissement et conscience civique.
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Reste la question des effets. Si le camp pro-Trump crie au “lynchage médiatique”, le propos de Ruffalo s’inscrit dans une histoire longue d’Hollywood, où les tribunes des cérémonies servent à pointer des urgences sociales et démocratiques. Qu’on souscrive ou non à sa diatribe, elle déplace le débat sur ce qui devrait être non négociable: l’exigence d’exemplarité au sommet, le respect des lois et la protection des citoyens. Et rappelle, à sa manière, que la culture n’est jamais hors-sol.