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Brigitte Bardot : quand les rappeurs citent l’icône du cinéma français dans leurs textes

brigitte bardot
Brigitte Bardot

Figure absolue du septième art et militante de la cause animale, Brigitte Bardot s’est éteinte à 91 ans. Sa disparition réveille aussi l’empreinte qu’elle a laissée… jusque dans le rap français.

Brigitte Bardot n’était pas seulement l’affiche du cinéma français et un visage du glamour. Elle était aussi un symbole qui dépasse l’écran : muse pop, sujet de débats, voix – controversée – pour la défense animale. Son décès, à 91 ans, referme une page de la culture hexagonale, celle d’une actrice devenue emblème puis activiste, liée à jamais à Saint-Tropez et aux images qui ont façonné l’imaginaire collectif. Au-delà des hommages officiels, un autre monde s’est souvenu : le rap. Parce que BB, qu’on l’aime ou qu’on la conteste, a nourri des punchlines mémorables.

Quand Bardot s’invite en 16 mesures

Dans « Grosse tête » (Zesau feat. Limsa d’Aulnay), le constat claque : « Nique les dirigeants, on est des Dicidens, on votera pas crétin (woof). Brigitte Bardot préfère les animaux aux maghrébins ».

Chez Alkpote, sur « Survet’ noir », l’hyperbole tranche : « J’porte l’off-white de Virgil Abloh, de Virgil Abloh. De Virgil Abloh, une vieille peau comme Brigitte Bardot ».

Infinit’ détourne l’aura protectrice dans « Redbull » : « Trop d’chevaux dans mon placard, Brigitte Bardot le protège. T’as joué, t’as perdu, tous les keufs disent pareil ».

Damso, plus mélancolique sur « Z. Kietu », convoque le mythe qui fane : « Dans sa fosse profonde, je m’enterre à chaque visite. Les choses sont souvent plus belles avant comme le visage de Bardot Brigitte (nan nan) ».

Le patron Booba, lui, évoque « BB » dans « M.L.C » : « J’suis batte de baseball, t′es bébé phoque, Brigitte, Brigitte Bardot ».

Autant de mentions qui disent une chose simple : BB est un signe, un raccourci culturel, un miroir dans lequel le rap projette parfois ses obsessions. Bardot dans le rap, c’est la métaphore du culte de l’image, étendard d’une cause, ou cible d’un contre-discours. Sa mort referme une ère, mais ses quelques apparitions en punchlines prouvent que son empreinte, elle, ne s’efface pas.