Lacrim : « les artistes français sont trop complexés par les Américains »

Lacrim rallume un vrai débat dans le rap français. Alors qu’il continue d’étendre ses connexions à l’international, le rappeur estime que le regard porté sur les artistes français reste parasité par des réflexes d’infériorité qui empêchent encore certains échanges d’aller au bout.
L’actualité s’accélère encore autour de Lacrim. Après un projet commun avec des artistes italiens et alors qu’un featuring avec Rick Ross fait déjà parler, le rappeur franco-algérien a livré une prise de position très directe sur les relations entre la scène française et les artistes américains. Pour lui, le problème ne vient pas seulement du regard venu des Etats-Unis. Il vient aussi de l’attitude de certains artistes d’ici, trop soucieux d’impressionner au lieu d’assumer pleinement leur identité. Et la suite de sa sortie ne laisse aucune place au flou.
Lacrim vise le complexe français de face
Lacrim lâche : « De base, les artistes américains nous voient comme le camembert, le vin et le French kiss. En plus, quand les artistes français les ramènent, ils ont un complexe : ils les ramènent clipper dans le 16e. Ramène le dans ta zone, il va ouvrir les yeux, il va te respecter. »
Dans la foulée, il enchaîne avec un autre point sensible, celui des collaborations supposées systématiquement monnayées avec les rappeurs US. Et là encore, son discours casse une idée reçue qui circule depuis des années dans le milieu. Lacrim insiste sur une logique de rapport de force, mais aussi d’intérêt partagé quand le lien artistique a du sens.
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Le rappeur ajoute : « Le fait que les feats avec les artistes US sont payants ? J’ai pas toujours payé, ils voient aussi un intérêt commun. Jusqu’à aujourd’hui, French Montana, partout où il vient en Europe, même 10 ans après, il chante le morceau “A.W.A”, parfois même deux fois d’affilée. » Une déclaration lourde de sens, qui replace Lacrim dans une position claire : connecté aux Etats-Unis, oui, impressionné, non.