Gims recycle toujours la même prod ? Il s’explique, « je suis en train d’imposer le gimsbeat »

Accusé de recycler « toujours la même prod », Gims répond frontalement et revendique une démarche de style. Il pose les bases d’un son signature qu’il baptise déjà dans sa tête : le « gimsbeat ».
Depuis des mois, le débat revient à chaque single : Gims, 2e artiste le plus écouté en France en 2025, tournerait en rond sur des prods identiques. Le rappeur, loin d’esquiver, recadre la discussion. Dans son interview avec le média Marjinal, il distingue la « prod » du « riddim », ce canevas rythmique qui fait l’identité d’un genre. Sa thèse est simple : comme l’afro ou le reggaeton, un courant s’impose par une pulsation reconnaissable, stable, presque immuable. Et c’est exactement ce qu’il veut installer dans la scène musicale, avec le « gimsbeat ».
« Imposer un riddim » : le pari assumé du « gimsbeat »
« Je n’utilise pas toujours la même prod. C’est juste le même riddim (NDLR : bande son avec des basses répétitives et minimalistes). Ce que je suis en train d’essayer d’imposer, c’est un riddim. On a déjà le rédime africain et celui d’Amérique du Sud (qu’on appelle le reggaeton), qui n’a jamais changé depuis l’aube des temps. Je veux imposer désormais le gimsbeat. C’est un style que je suis en train d’imposer. » affirme Gims, qui fait d’ailleurs partie de la liste des artistes ayant déjà réussi à remplir un Stade de France.
GIMS explique pourquoi il ne change pas de PROD sur ses titres ! pic.twitter.com/dzmHY7bMuq
— MARJINAL©️. (0) (@BeMarjinal) December 15, 2025
« Tout comme le style africain, l’afro, en vérité c’est les mêmes prods à chaque fois. On est en train de créer quelque chose, vous verrez dans 10 ans. Il y aura un nom sur ce type de riddim (NDLR : le sien). Et c’est ça le but. »
La perspective est claire : installer une empreinte rythmique répétable, identifiable, exportable. Dans l’histoire des musiques urbaines, rares sont ceux qui ont gravé un “pattern” au point de le voir cité par d’autres. Le défi est énorme, mais la cohérence est là : d’un titre à l’autre, Gims assume la continuité, comme un logo sonore qui traverse le temps.
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Reste la question du public. Les auditeurs veulent-ils ce même type de rythmique inlassablement répétée ou réclament-ils la surprise à chaque sortie ? Si le “gimsbeat” existe vraiment, il devra convaincre sur la durée, par l’efficacité en club, la mémoire des refrains et la résistance aux tendances. Rendez-vous pris, donc – et, comme il le promet, « dans 10 ans », on comptera les héritiers.