Décès de Calbo (Ärsenik) : « On a perdu un grand monsieur » – le rap lui rend hommage

Figure majeure du duo Ärsenik avec Lino, Calbo s’est éteint, laissant orphelin tout un pan du rap français. Les hommages se multiplient, à commencer par ses proches et des piliers de la scène.
Le choc est immense. Cofondateur d’Ärsenik et voix grave reconnaissable entre mille, Calbo a marqué toute une génération. De Villiers-le-Bel aux scènes majeures, son parcours a accompagné l’essor du rap hexagonal des années 1990, époque où Ärsenik s’imposait comme une référence d’écriture, d’attitude et de vision artistique. La nouvelle de son décès a déclenché une vague d’émotion dans le milieu du rap, rappelant ce que son nom signifiait : rigueur des textes, sens de l’image et densité technique, autant de qualités qui ont scellé l’aura d’Ärsenik.
Hommages et héritage d’une époque fondatrice
« La famille Mbani a la profonde tristesse d’annoncer le décès de Calbony Mbani, connu du public sous le nom de Calbo », ont indiqué ses proches, demandant respect et discrétion dans cette épreuve. Ce message a trouvé un écho immédiat chez les artistes.
🚨🇫🇷🕊️ FLASH | Le rappeur Calbo, du groupe Ärsenik, est décédé à l’âge de 52 ans. L’artiste aura marqué l’âge d’or du rap français au sein du collectif Secteur Ä. (Le Parisien) pic.twitter.com/OlYlUcuQD8
— AlertesInfos (@AlertesInfos) January 4, 2026
Rohff, compagnon de route de cette ère qui a structuré le rap français, a tenu à saluer l’homme autant que l’artiste : « On a perdu un grand monsieur du rap et un grand frère de la vie ». Des mots simples, lourds de sens, qui reflètent le respect quasi unanime que suscitait Calbo chez ses pairs.
Au-delà de l’émotion, sa disparition ravive le souvenir de l’âge d’or : celui où Ärsenik, au cœur du Secteur Ä, croisait la route de figures devenues incontournables. Passi, Stomy Bugsy, Doc Gynéco, Neg’ Marrons… mais aussi la constellation plus large qui animait la fin des années 1990 et le début des années 2000 : IAM, NTM, Lunatic, Kery James, Rohff, Fonky Family. Tous ont façonné une grammaire rap dont la puissance résonne encore aujourd’hui.
À lire aussi
Parce qu’Ärsenik a incarné la précision de la plume et la colère lucide, parce que Calbo en fut l’un des architectes, son départ nous renvoie à ce moment où le rap français s’est installé au centre du jeu culturel. Sa trace n’est pas qu’un souvenir : elle est un repère. Et c’est bien cela, l’héritage des monuments.