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Aya Nakamura : dérapage incontrôlé sur CNews, même Pascal Praud est choqué

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Aya Nakamura, ex-championne de natation synchronisée ?

Invitée régulière des polémiques, Aya Nakamura se retrouve une nouvelle fois prise pour cible sur le plateau de CNews. En plein direct, un écrivain dérape lourdement pendant que Pascal Praud tente tant bien que mal de garder le contrôle.

Sur la chaîne d’info du groupe Bolloré, les dérapages autour d’Aya Nakamura se multiplient depuis sa performance très commentée lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 devant l’Académie française. Ce 23 février 2026, sur le plateau de Pascal Praud, le débat portait officiellement sur les cérémonies des JO et sur la place de la culture populaire à la télévision. Mais très vite, la discussion dévie et l’invitée devient la cible d’attaques personnelles, jusqu’à ce qu’une phrase hallucinante fasse basculer la séquence.

« Des mots qui dépassent largement le cadre du débat »

Face à Pascal Praud, l’écrivain Richard Millet est invité à comparer la cérémonie de clôture de 2026 et l’ouverture des JO de Paris 2024, où Aya Nakamura avait interprété un medley devant l’Académie française. Plutôt que de parler de musique, il s’attaque frontalement à la chanteuse : « Je préfère La Traviata à cette énorme chanteuse malienne qui chantait devant l’Académie française. » Sur le plateau, un malaise s’installe. Conscient du dérapage, l’animateur intervient et lance : “Je vous demande de présenter vos excuses.”

La scène résume à elle seule ce que devient trop souvent le débat télévisé autour des artistes racisés : une succession de clichés grossophobes et xénophobes, plus qu’une vraie discussion sur la musique ou la création. En renvoyant Aya Nakamura à son corps et à ses origines, Richard Millet alimente un climat déjà pesant, où certains plateaux semblent avoir fait de la provocation permanente une stratégie d’audience. Derrière ce clash, une question demeure : jusqu’où CNews peut-elle laisser ce type de propos se banaliser sans réelle conséquence, alors même que la loi française prévoit des sanctions pénales pour les insultes à caractère raciste proférées en public ?