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Booba : les anecdotes incroyables du réalisateur du clip de « Gotham »

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Booba

Des années après sa sortie, “Gotham” continue de fasciner. Cette fois, ce n’est pas seulement pour son esthétique comics ou ses références au rap game, mais pour les coulisses totalement lunaires racontées par Malec, le réalisateur du clip animé de Booba.

Sorti en 2018, “Gotham” s’est imposé comme un clip à part dans la vidéographie de Booba. Univers sombre, ambiance de ville gangrenée par le crime, ennemis historiques visés à l’écran : le morceau, produit par Twinsmatic, avait frappé fort. Plus étonnant encore, la vidéo aurait été bouclée en seulement un mois et demi, là où l’animation réclame d’ordinaire une longue chaîne de validations. Et visiblement, avec Booba, le process n’avait rien de classique. Le meilleur arrive justement après.

Malec raconte une validation aussi floue que mythique

Malec résume d’abord le décor : « En animation, il y a beaucoup de phases de validation. Et j’ai cru comprendre qu’avec Booba, c’était très rapide. Je lui ai envoyé un message avec le story-board, en mode : ‘Salut Booba, voici le story-board du clip de Gotham, tu valides ? Tu ne valides pas ? Comment ça se passe ? Est-ce qu’il y a des modifications ? N’hésite surtout pas à me les indiquer, je ferais en sorte que les équipes soient au courant’. Et il m’a juste répondu : ‘Nwar’. »

Pour un réalisateur habitué aux allers-retours précis, la scène a de quoi dérouter. Pourtant, Malec comprend que le feu vert est donné et poursuit la production. Même logique au moment d’affiner les étapes suivantes, entre palette visuelle, esquisses et animation. Booba ne développe pas, il balance des signes, des mots, des codes. Et ce fonctionnement finit par devenir une anecdote presque aussi marquante que le clip lui-même.

Malec poursuit alors avec un deuxième épisode tout aussi surréaliste : « Ensuite, je continue de travailler et je le sollicite à nouveau : il me répond… un émoji gorille. Je finalise la production, je lui envoie une première version du clip, qui est généralement encore loin d’être la version finale qui sera mise en ligne. Il me répond alors : ‘Sanglant’. » En clair, la première version était la bonne. Une méthode expéditive, incompréhensible sur le papier, mais qui a accouché d’un visuel resté culte chez les fans de Booba.