Freeze Corleone : le parquet requiert une lourde peine pour apologie du terrorisme

Freeze Corleone se retrouve une nouvelle fois au centre de la tempête judiciaire. Pour une punchline de son morceau « Haaland », le parquet de Nice a requis 18 mois de prison avec sursis et une amende de 50 000 euros pour apologie du terrorisme, relançant le débat explosif sur les limites de la provocation dans le rap français.
Le 17 février 2026, Freeze Corleone était jugé à Nice pour des paroles de « Haaland » considérées comme une référence explicite à l’attentat au camion sur la Promenade des Anglais. Le rappeur, figure centrale du 667 et déjà habitué aux polémiques, n’était pas présent à l’audience. Le parquet a pourtant choisi la manière forte, en demandant une peine lourde pour un texte qui, sur le papier, ne cite jamais directement l’attaque mais la suggère clairement. Au cœur du dossier, une punchline devenue pièce à conviction.
Une punchline au cœur d’un procès inédit
Les juges se sont penchés sur ces paroles de « Haaland » : « Haaland » : « En défense j’suis Kalidou, t’es Lenglet – Burberry comme un grand-père anglais – J’arrive dans l’rap comme un camion qui bombarde à fond sur la… ». C’est cette image finale, stoppée avant le dernier mot, qui cristallise toutes les tensions. Pour le parquet, la référence au drame de Nice ne fait aucun doute et justifie des poursuites pour apologie du terrorisme, au point de parler d’un procès pour des mots à moitié dits, presque pour une ellipse.
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Le procureur est allé jusqu’à comparer Freeze Corleone à un « Dieudonné du rap français », pointant un goût assumé pour la provocation et le choc. Derrière l’egotrip revendiqué, la justice voit une glorification implicite de la violence. Reste que la peine requise est jugée très sévère et pourrait ne pas être suivie à la lettre par le tribunal. Le verdict est attendu le 27 avril et pourrait faire date, en fixant une ligne rouge inédite entre liberté artistique, métaphores chocs et lutte contre le terrorisme dans le rap français.