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Bad Bunny au Super Bowl : ce qu’il faut retenir de son show

Bad Bunny
Bad Bunny

Bad Bunny a pris le pouvoir au Super Bowl 2026 avec un show entièrement en espagnol, mêlant fierté latino, chorégraphies XXL et message politique qui fait déjà débat jusqu’aux couloirs de la Maison Blanche.

Au Levi’s Stadium de Santa Clara, la victoire des Seattle Seahawks est presque passée au second plan. À la mi-temps, Bad Bunny a transformé le terrain en block party caribéenne, ouvrant sur “Tití Me Preguntó” dans un décor inspiré de Porto Rico. Entouré de chanteurs et musiciens, il a déroulé ses tubes avant de quitter la scène avec un ballon où l’on pouvait lire : “Tous ensemble, nous sommes l’Amérique”.

Un show 100 % latino qui divise les États-Unis

Pendant treize minutes, l’artiste a assumé un spectacle totalement en espagnol, une première dans l’histoire du Super Bowl. Ricky Martin l’a rejoint, Lady Gaga a revisité “Die With A Smile” en version salsa, tandis qu’un panneau géant proclamait que l’amour est plus puissant que la haine. Le tout ressemblait à un manifeste adressé aux téléspectateurs hispanophones du pays.

Depuis Washington, Donald Trump n’a pas laissé passer l’occasion de tacler le show. Sur Truth Social, le président américain a jugé la performance “affreuse” et s’en est pris au fait qu’un artiste se produise quasiment uniquement en espagnol. Il a lâché : « Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type. Cela ne représente pas nos standards de succès, de créativité ou d’excellence. Ce show était une gifle à la face de notre pays. » Des propos qui ont immédiatement enflammé les réseaux sociaux.

Au-delà de la punchline, la performance de Bad Bunny marque un tournant symbolique. Voir un artiste latino revendiquer sa culture et sa langue au cœur d’un show aussi exposé illustre l’évolution du pays. Pour beaucoup de fans, cette mi-temps restera comme le moment où le Super Bowl a assumé, en musique, que l’Amérique d’aujourd’hui parle aussi espagnol.