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Will Smith : ces nouvelles accusations qui jètent le trouble

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Will Smith

L’acteur américain Will Smith est visé par une plainte pour harcèlement sexuel déposée par le violoniste Brian King Joseph, ex-musicien de sa tournée. Les faits allégués, niés par la star, relancent le débat sur les abus de pouvoir dans l’entertainment.

Le 30 décembre, Brian King Joseph a saisi la justice californienne pour harcèlement sexuel, représailles et rupture abusive de contrat. Le finaliste d’America’s Got Talent décrit une série d’incidents durant la tournée “Based on a True Story”, dont un épisode survenu à Las Vegas : sa chambre aurait été fouillée et des objets à caractère sexuel déposés, avec un message menaçant. Après avoir signalé ces faits, il affirme avoir subi humiliations, pressions et mise à l’écart. Les représentants de Will Smith contestent fermement et parlent d’allégations “fausses et irresponsables”. À ce stade, la procédure devra départager les versions, mais l’onde de choc est réelle.

Un dossier qui s’inscrit dans l’après #MeToo

Au-delà de la personnalité en cause, l’affaire résonne avec un paysage transformé par #MeToo. Dans l’audiovisuel et l’entertainment, les données sont éloquents : plus de neuf femmes sur dix disent avoir déjà été confrontées à des comportements inappropriés au travail, et près d’un tiers évoquent des faits graves (agressions, coercition). Les arts de scène et les tournées, marqués par la promiscuité et la précarité contractuelle, figurent parmi les environnements les plus à risque.

Dans ce contexte, qu’un musicien se tourne vers la justice n’a plus rien d’exceptionnel : c’est devenu, pour beaucoup, la voie jugée la plus sûre pour être entendu sans perdre son emploi. La chronologie compte aussi. Dépôt de plainte au cœur des fêtes, relais médiatique immédiat, mention explicite de menaces : autant d’éléments qui structurent un dossier conçu pour tenir en justice.

Face à cela, Will Smith doit gérer un risque d’image majeur : même en l’absence de condamnation, le simple soupçon pèse sur les projets et les partenariats. Reste à la justice d’établir les responsabilités, preuve par preuve, audition après audition.