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Lena Situations et Anyme : pourquoi tant de haine ?

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Lena Situations

Un extrait tronqué de l’émission Popcorn a suffi à relancer une vague de cyberharcèlement d’une violence sidérante contre Lena Situations après un échange avec Anyme. Force est de constater que la haine en ligne s’acharne, surtout lorsque la cible est une femme.

Tout part d’un échange diffusé en live sur Twitch, lors de l’émission Popcorn, où Lena Mahfouf (Lena Situations) recadre Anyme sur la manière dont certains propos, même “pour rire”, peuvent toucher des gensqui n’ont rien demandé”. Séquence banale sur le plateau, mais déformée sur les réseaux via des clips sortis de leur contexte. Résultat : insultes, messages misogynes, menaces de mort, jusqu’à des allusions glaçantes à son domicile. Lena Situations, épuisée, a fini par limiter sa présence sur X et dénoncer publiquement ce harcèlement devenu quasi quotidien. L’équipe de l’émission a également condamné une “immense vague” de commentaires haineux.

Quand un débat anodin vire au cyberharcèlement

Revenons au commencement de cette affaire. Attaqué sur le plateau de Popcorn par Lena Situations sur ses prises de position cachées derrière de l’humour, Anyme sa expliqué, en live : « J’essaye de faire la part des choses entre là où il ne faut pas être con et faire gaffe et des trucs où je le pense sincèrement. S’il y a un truc que je n’aime pas, je dis que je n’aime pas et je m’en fous en vrai. C’est mon avis, et si certains ne sont pas d’accord, je suis ouvert à ça. »

Mais Lena Situations n’a pas été convaincue par les explications d’Anyme et a expliqué : « Je ne te juge pas. Je t’en ai déjà parlé : tout ne peut pas être mis sous la casquette “je suis jeune”, ou dire ce que tu penses quand ça affecte d’autres personnes qui n’ont rien demandé. »

Dans la foulée de cette discussion anodine en live sur Twitch, les réseaux sociaux se sont donc enflammés. Et la campagne de cyberharcèlement a commencé. L’émission Popcorn a rapidement réagi :

Anyme, lui, face à la vague de cyberharcèlement, a tenu à couper court au narratif du “clash” et à rappeler une évidence trop souvent piétinée : le harcèlement n’est ni du débat, ni de la critique.

Il a dénoncé l’anonymat comme carburant de l’impunité, et pointé ceux qui profitent de ces moments pour déverser une haine “ciblée envers les femmes”, en contradiction avec ce qu’il dit défendre. Autrement dit : on peut discuter d’une idée, pas traquer une personne. Et surtout pas transformer une divergence “pacifique” en tribunal populaire.

Mais l’affaire Lena Situations dit autre chose, plus dérangeant encore : dans notre société, la violence en ligne ne tombe pas au hasard. Les études sur le harcèlement numérique montrent que les femmes, et particulièrement les jeunes, reçoivent davantage d’attaques sexualisées, de menaces, de “doxxing” et de stalking que les hommes. Une influenceuse n’est pas seulement critiquée sur son contenu : on s’en prend à son corps, sa légitimité, sa vie privée. Beaucoup finissent par s’autocensurer, quitter une plateforme, ou vivre avec la peur en bruit de fond.