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PSG : Hakimi, la partie adverse est « soulagée »

Achraf Hakimi (PSG)
Achraf Hakimi (PSG)

Renvoyé devant la cour criminelle pour des faits de viol qu’il conteste, Achraf Hakimi voit son affaire franchir un cap. La plaignante, elle, se réjouit d’une décision judiciaire qu’elle attendait depuis trois ans.

Accusé de viol par une jeune femme depuis 2023, le latéral droit du PSG sera jugé devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine, le juge ayant suivi les réquisitions du parquet de Nanterre. Trois ans après la plainte, l’ordonnance de mise en accusation fait basculer le dossier vers le procès, un moment que la partie civile attendait avec impatience et que son avocate a choisi de commenter publiquement.

« Un combat judiciaire » enfin reconnu

Par la voix de son avocate, Me Rachel-Flore Pardo, la plaignante insiste sur la durée de la procédure : « Il y a trois ans, ma cliente dénonçait les faits de viol commis sur elle par Achraf Hakimi. Après trois ans de combat judiciaire, ma cliente accueille avec soulagement l’ordonnance de mise en accusation d’Achraf Hakimi devant la Cour criminelle départementale pour viol. » Pour la défense, ce soulagement symbolise la reconnaissance d’un parcours éprouvant face à un joueur de tout premier plan.

Me Pardo voit aussi dans ce dossier un révélateur des limites du mouvement Me Too dans le football masculin : « L’ordonnance de mise en accusation rendue ce jour est parfaitement cohérente avec les éléments du dossier et les réquisitions du procureur de la République, a poursuivi la défense de la victime présumée. Si la justice a été dans ce dossier exemplaire, le traitement plus général de cette affaire rappelle une chose : il reste des milieux où le mouvement Me Too n’a pas franchi le mur du son, avec, en première ligne, le monde du football masculin. » En face, Achraf Hakimi continue de contester les faits et dit attendre « avec calme » un procès qui s’annonce scruté bien au-delà du PSG et du simple cadre sportif.