lundi, mars 1, 2021
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Pourquoi la ligue 1 n’a plus le vent en poupe ?

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Classée 5è plus grand championnat européen par l’UEFA, le championnat de France traverse actuellement une situation difficile. Non seulement il n’est pas moins épargné par la crise due à la pandémie; mais il suscite aussi moins d’engouement par rapport aux autres grands championnats européens. Voici deux principales raisons pour lesquelles la Ligue 1 n’a plus le vent en poupe.

1- Faible compétitivité du championnat renforcée par la vente des jeunes talents

Il est courant d’entendre que la Ligue 1 est faible. Et l’une des raisons pour justifier la faiblesse du championnat français est le manque de compétitivité depuis que le PSG est devenu surpuissant. Depuis la saison 2012/13, le PSG a gagné le championnat, à l’exception de 2016/17, lorsque Monaco a brisé cette séquence. 

Et si la Ligue 1 est de moins en moins compétitive, c’est surtout en grande partie parce que le championnat se libère trop vite de ses jeunes prometteurs. Eden Hazard, Ngolo Kanté, Ryad Mahrez, pour ne citer qu’eux, ont quitté l’hexagone pour le championnat anglais où ils sont devenus des stars incontestables finissant même chacun meilleur joueur de la Premier League. Monaco s’est fait déplumer de sa belle génération de 2017 et se bat aujourd’hui pour une triste place au milieu du tableau. Pareil pour des clubs comme Rennes, Lille et autres qui privilégient davantage l’aspect financier à celui sportif, rendant ainsi moins compétitive la Ligue 1.

Sous d’autres cieux où le football est roi, l’intérêt et l’affluence se renforcent davantage en raison notamment des jeunes talents et des joueurs et coachs de renommée internationale qui animent le championnat et qui sont jalousement préservés par les clubs. En France, par contre, il n’y a que le PSG avec sa puissance financière portée par sa star Neymar et sa pépite Mbappé, l’OM pour son traditionnel Vélodrome et peut-être l’OL avec son prétentieux président qui forcent l’attention sur la Ligue 1. 

2- Instabilité des valeurs de droits TV

Le football est aujourd’hui dépendant de la télévision : sans ses revenus, il serait impossible de maintenir le modèle économique actuel. Le championnat français, alternant entre Canal plus, Bein Sports et Mediapro, a connu une croissance historique des valeurs de droits TV ces dernières années en doublant les chiffres entre 2001 et 2021.

Pour équilibrer la disparité qui existe entre le football français et les autres grands championnats d’Europe, Mediapro avait même promis de verser 814 millions d’euros par an pour 80% des droits de télévision pour les saisons 2020-2021 jusqu’en 2023-2024. Malheureusement, la société de production audiovisuelle n’a pas pu honorer son engagement. Certes en 2018-2019, les revenus télévisuels représentaient 47% des revenus totaux des clubs (901 millions d’euros sur un total de 1902 millions d’euros). Mais avec le désistement de Mediapro en plein exercice, la LFP s’est vue contraint de renouer avec son diffuseur historique Canal plus; non sans empiéter la caisse de la Ligue qui va connaître une baisse considérable de 49% par rapport à ce qui était espéré à l’issue de la saison 2020-2021. 

Dès la saison prochaine, la Ligue Professionnelle de Football va encore renégocier la commercialisation des droits TV. Ce manque de stabilité des contrats de diffusion et sans droits TV conséquents, le football professionnel français perd de sa superbe, surtout dans ce contexte de crise où l’accès aux stades est refusé au public. 

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Allan Kinic
Rédacteur en chef du magazine Street N’ Sports, journaliste sportif spécialisé dans le football et les sports de combat pour le site internet www.auvergnesports.com – Titulaire d’un baccalauréat littéraire option cinéma audiovisuel et de deux années en histoire de l’art et en musicologie – Ancien DJ Producteur – Passionné de sports et pratiquant la boxe anglaise et la musculation – Freelance en webdesign et communication, il a mis son expérience au profit de plusieurs entreprises en tant que chargé de communication et community manager .