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Paul Dena : gagne-t-il bien sa vie ? La vérité derrière les combats

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Paul Dena

Vainqueur hier soir par K.-O. au Zénith de Paris, Paul Dena affole les compteurs sportifs. Mais côté finances, le bantamweight d’Hexagone MMA refuse les fantasmes et détaille une réalité plus nuancée.

Hier, vendredi soir, Paul Dena a signé une troisième victoire consécutive avant la limite, expédiant Paulo Santos dès le deuxième round. Une performance qui le propulse dans la course à la ceinture des poids coq et confirme un démarrage de carrière éclatant. Forcément, la question revient : un « prospect » aussi spectaculaire gagne-t-il vraiment sa vie grâce au MMA ? Loin des superstars des sports de combats comme Joshua ou Fury, le Rennais de 23 ans ne botte pas en touche et dévoile la vérité est plus complexe que les highlights.

Combats MMA, investissements immobiliers et liberté financière

Questionné sur ses revenus et son train de vie, Paul Dena explique, dans les colonnes de Challenges : « Il y a plus d’argent pour les organisateurs que pour les combattants ! (…). En ce qui me concerne, j’arrive à vivre correctement de mon sport. J’ai des sponsors qui me soutiennent et j’en suis très heureux, mais je ne roule pas sur l’or non plus. Je suis loin d’être millionnaire. »

Paul Dena poursuit son propos : « Du côté de l’organisation, seuls certains frais sont pris en charge, comme la chambre d’hôtel pour mon coach et moi. En revanche, lorsque je viens avec un photographe, un vidéaste ou mon agent, l’ensemble des coûts supplémentaires reste à ma charge : repas, rémunération et logement des personnes qui travaillent avec moi etc. Ce sont autant de frais additionnels que je dois avancer. »

Paul Dena explique dans quelle mesure les combattants de MMA doivent anticiper l’avenir en diversifiant leurs canaux de revenus : « Il faut avoir la capacité de diversifier ses sources de revenus. Cela peut passer par de la création de contenus comme je le fais, mais aussi des coachings à côté des combats, des placements dans l’immobilier ou dans des fonds d’investissement. Comme dans d’autres disciplines qui ne paient pas encore énormément, il faut avoir un plan à côté. »

Paul Dena explique finalement vouloir atteindre la liberté financière : « À terme, j’aimerais qu’à 30 ans, je sois totalement indépendant financièrement : posséder des biens immobiliers, avoir investi dans différents fonds, disposer de revenus récurrents, et pouvoir arrêter le MMA si je le souhaite un jour. Mon objectif, c’est la liberté. »