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OM : Longoria, Benatia… une responsabilité structurelle dans la crise

Pablo Longoria (OM)
Pablo Longoria (OM)

L’OM traverse bien plus qu’un simple passage à vide sportif. Derrière les secousses récentes, de Longoria à Benatia, c’est toute la structure du club qui se retrouve exposée, avec une direction de plus en plus pointée du doigt.

La crise marseillaise ne se résume plus aux résultats, ni même aux performances d’un vestiaire sous pression. Ces derniers mois, l’OM a enchaîné les soubresauts au sommet, entre le licenciement de Roberto De Zerbi, la démission de Medhi Benatia, puis le départ de Pablo Longoria, remplacé par intérim par Alban Juster. Dans le même temps, l’environnement du club a continué de se tendre, alors que la dynamique sportive s’est nettement dégradée. Pour beaucoup, le mal est donc plus profond. Et certains mots résument parfaitement ce qui est reproché aujourd’hui à la direction marseillaise.

Une gouvernance jugée trop instable

William Tertrin, journaliste chez But! Football Club, tranche sans détour : « Pour moi, la responsabilité première renvoie avant tout à la direction. Depuis trop d’années, la gouvernance du club apparaît instable. » Il ajoute : « On a vu récemment le licenciement de l’entraîneur Roberto De Zerbi, la démission du directeur sportif Medhi Benatia quelques jours plus tard, puis le départ du président Pablo Longoria, remplacé par intérim par Alban Juster. Cette succession de décisions et de changements au sommet illustre une direction qui peine à maintenir un cap clair, alimentant l’impression d’un club en réaction permanente plutôt qu’en contrôle de son projet sportif. »

Le constat va encore plus loin : « Dans ce contexte, les dirigeants portent une responsabilité structurelle dans la crise : ce sont eux qui fixent la stratégie, choisissent les entraîneurs, construisent l’effectif et donnent de la stabilité au projet. Or, à Marseille, les choix successifs – mercato très agité, changements d’entraîneurs, tensions internes – ont fini par fragiliser l’équilibre sportif et l’environnement du club. » Puis cette conclusion lourde de sens : « Le propriétaire Frank McCourt lui-même a dû intervenir pour reprendre la main sur l’organisation et tenter de réorienter le projet, preuve que la crise dépasse le simple terrain. »