dimanche, janvier 17, 2021
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Imbert Imbert – Mémoires d’un enfant de 300 000 ans

Imbert Imbert

Parce-que tout ce qui l’intéresse se trouve quelque part d’où l’on ne sait rien, quelque part dans le moment précis, et précieux du premier pas de l’enfant ; de ses premiers mots ; du premier orage, dont il fait semblant d’avoir peur ; de ses premières révoltes ; ses premières amours, dont il fait bien d’avoir peur ; ses premiers liens avec la mort, qui sont comme une évidence, un enchaînement d’évidences, de brûlures ancestrales, toutes ces choses que l’on sait que l’on ne sait pas que l’on sait.

Imbert Imbert, veux parler ici de la mémoire dans tout ce qu’elle nous permet d’oublier, ou plutôt de ce qu’il reste après l’oubli : une infinité de savoir désordonné, innommable ; une sensation du Big Bang, de l’atome, de la plante, de la bête, de l’humain.

L’humain, que l’enfant que nous sommes a goûté dans nos corps, d’abord avec le regard aimant porté sur nos parents,  notre famille, nos amis, puis le coups de poignard de la désillusion quand on regarde au loin, et qui donne à l’enfant ses airs de cruauté.

Là où il est : dévasté, comme tout le monde, le silence fait place à la mémoire.

Parfois Imbert Imbert se souviens que c’est le moment de vivre, alors il l’écris, puis le chante.

Quant à la musique, qui tient du même mystère, si la rencontre du guitariste Brunoï Zarn, docteur ès foudre, qui officie avec lui au sein du groupe BOUCAN, du violoniste Mathieu Werchowski, éleveur d’étoiles, du batteur Laurent Paris, sculpteur de rêves, lui-même, enfant millénaire, fut une évidence. Le sorcier Oz Fritz (Tom Waits, Bill Laswell…) qui a mixé l’album en Californie avec une pincée de bave de crapaud, quelques cheveux d’ange et beaucoup de savoir faire, fit à nouveau une belle démonstration de son sens de la magie.

L’alchimie a ses secrets que la mémoire ignore, et Imbert Imbert à la sensation que les chansons sortent toutes seules, qu’il suffit de lever le petit doigt pour que la terre tremble, qu’il n’y a plus qu’à lâcher les chiens…pour que les chiens s’amusent.

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Allan Kinic
Rédacteur en chef du magazine Street N’ Sports, journaliste sportif spécialisé dans le football et les sports de combat pour le site internet www.auvergnesports.com – Titulaire d’un baccalauréat littéraire option cinéma audiovisuel et de deux années en histoire de l’art et en musicologie – Ancien DJ Producteur – Passionné de sports et pratiquant la boxe anglaise et la musculation – Freelance en webdesign et communication, il a mis son expérience au profit de plusieurs entreprises en tant que chargé de communication et community manager .