dimanche, avril 18, 2021
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Hail to the DLC!

Ce qui est fantastique avec l’industrie du jeu vidéo, c’est que l’on se doute déjà bien à l’avance de ce que l’on va encore devoir payer après avoir acheté un jeu. Mais cette logique commerciale qui semble imparable pour un éditeur, a le don de faire un tôlé sur le web.

Ainsi, après un développement douloureux, Konami a encore essuyé de nombreuses critiques lors de la mise en place de micro transactions dans « Metal Gear Solid V » proposées à un prix hallucinant. Même si ces micro-transactions ne sont pas obligatoires pour vous permettre de progresser dans le jeu, les réactions furent tellement fortes que Konami a dû revoir le tarif à la baisse.

Ceci n’est qu’un simple exemple parmi une myriade de formules que chaque éditeur peut vous proposer dans le cadre d’offres de précommande ou le jour de la sortie d’un jeu, des DLC pouvant aller d’un simple ajout cosmétique à une histoire complète. 2K reste à ce jour l’éditeur remportant la palme du lancement le plus chaotique avec Evolve.

Cette parodie retrace brièvement l’échec commercial du FPS « Evolve » dont les nombreuses versions et offres payantes (entre 79 et 89 euros) disponibles avant ainsi que le jour de la sortie du jeu furent vivement critiquées, sans compter des DLC ajoutant des personnages jouables à partir de 15 euros. Une situation qui n’a pas empêché pour autant 2K de réfléchir à un second season pass !

Alors que certains modèles de jeux se prêtent plus difficilement à une monétisation après achat, de plus en plus d’éditeurs tentent de trouver la petite astuce qui permettra de faire passer la pilule … ni vu, ni connu.  On peut facilement comprendre l’intention des éditeurs lorsque l’on voit la manne financière que ces contenus téléchargeables peuvent générer.  Cette pratique est devenue tellement courante, qu’une satire sous la forme d’un jeu vidéo répondant au doux nom de « DLC Quest », a vu le jour sur PC, Mac et Xbox Live Indie Game.

Pour résumer le principe, ce jeu de plateforme vous met dans la peau d’un héros qui doit sauver une princesse mais qui ne peut avancer que sur la droite jusqu’à ce qu’il fasse la rencontre d’un vendeur de DLC pour améliorer ses capacités. Le comble pour ce jeu, c’est que sa médiocrité fait écho au plus mauvais DLC ou à la micro-transaction la plus douteuse qui puisse exister. Quant à savoir si les éditeurs du jeu ont poussé la vanne jusqu’à ce niveau-là…

Burgers

Annoncer un DLC ou la mise en place d’un système de micro transaction est toujours un exercice de communication périlleux et les réactions ne se font jamais attendre très longtemps. Dernièrement, le studio californien Naughty Dog a fait une annonce qui n’est pas passée inaperçue, concernant la commercialisation d’un DLC solo pour le prochain « Uncharted », alors que la sortie du jeu n’est prévue que pour le 18 mars 2016. Pour rappel, Naughty Dog avait créé le DLC « Left Behind » pour le jeu « The Last of Us », offrant quelques heures de jeu supplémentaires à la hauteur de la qualité du titre original et pour un prix de lancement de 15 euros.

Toutefois, pourquoi ne pas avoir incorporé ce contenu complètement inédit dans l’histoire principale ? Pour Arne Meyer, l’un des développeurs du prochain « Uncharted », la raison est très simple : « cela a très bien marché pour The Last of Us, les développeurs ont donc pensé que nous pourrions réaliser un joli morceau d’histoire pour Uncharted 4 aussi. ».

L’arrivée prochaine de ce DLC, qui constitue  une première pour la série « Uncharted », en vient à nous faire poser quelques questions sur sa raison d’être. Ce découpage a-t-il été réalisé pour mieux rentabiliser le développement du titre ? Ou bien est-ce une manière pour l’éditeur de proposer une nouvelle histoire à la hauteur de la série ?  Si la décision de sortir ce DLC solo reste mystérieuse, ce que l’on sait, c’est qu’il fera partie d’un Triple Pack, en plus des packs multijoueurs, lors de sa disponibilité.

Bien que le DLC soit une constante avec laquelle il faille composer de plus en plus de nos jours, certains éditeurs arrivent toutefois à redresser le niveau en proposant des ajouts de qualité. A titre d’exemples, on pense au DLC de « Bioshock Infinite », « le Tombeau Sous-Marin » qui proposait un gameplay radicalement différent des autres jeux Bioshock et permettait de faire la jonction avec le premier épisode de la saga, ou encore au DLC « Tiny Tina Assault on Dragon Keep » pour « Borderlands 2 », qui donnait au joueur l’occasion de vivre une aventure digne de « Donjons & Dragons ».

A la lecture de ces quelques exemples, les DLC de qualité ne manquent pas. Et pour vous, quel est le meilleur DLC auquel vous ayez joué ?

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Simon Dubournet
Passionné de voyages et de jeux vidéo, il suit assidument toute l’actualité qui tourne autour de ces deux sujets. Possède une licence professionnelle dans la rédaction web en poche. Découvre véritablement le jeu PC avec Baldur’s Gate puis Unreal Tournament, il attend d’ailleurs avec impatience le prochain volet de cette saga. Très éclectique lorsque l’on parle de musique, il avoue néanmoins avoir un faible pour le métal, ayant participé plusieurs fois à des hellfests et autres concerts du même genre. Suit l’actu longboard et des sports urbains de manière générale, en regardant les dernières vidéos de teams internationales ou faisant la promotion de nouveaux matériels.