
Google veut franchir un cap symbolique : déplacer une partie de ses data centers (centres de données)… dans l’espace. Baptisé “Project Suncatcher”, le plan vise des prototypes dès 2027, alimentés par l’énergie solaire, avec une promesse en filigrane : répondre à la soif énergétique de l’IA.
L’idée paraît sortie d’un film de science-fiction, mais elle est désormais assumée au plus haut niveau de l’état-major de Google. Selon les informations dévoilées autour de “Project Suncatcher”, Google travaillerait sur des centres de données (data centers) compacts embarqués à bord de satellites, conçus pour exécuter des charges de calcul – notamment liées au machine learning – en profitant d’une ressource quasi illimitée une fois hors atmosphère : le soleil.
Le pari orbital de Google pour ses data centers
Le but de cette technologie : moins de contraintes d’électricité au sol (notamment celle produite grâce au nucléaire), moins de dépendance aux réseaux terrestres, et un argument environnemental mis sur la table au moment où les data centers sont de plus en plus pointés du doigt.
Sundar Pichai, le PDG de Google, a expliqué la feuille de route et l’ambition, sans détour : « Nous ferons notre premier pas en 2027. Nous enverrons de toutes petites, toutes petites baies de machines, embarquées sur des satellites, pour les tester, puis nous commencerons à monter en puissance à partir de là. »
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Le CEO de Google affirme qu’il sera « normal » de construire des data centers dans l’espace d’ici seulement 10 ans.
Une nouvelle course technologique qui se joue désormais au-delà de la Terre. pic.twitter.com/PJOMeY0ImJ
— Kultur (@Kulturlesite_) December 15, 2025
Sundar Pichai poursuit, rappelant la philosophie de l’entreprise : « Chez Google, nous sommes toujours fiers de nous lancer dans des projets audacieux. L’un de ces “moonshots” consiste à se demander comment, un jour, nous pourrions avoir des centres de données dans l’espace afin de mieux exploiter l’énergie du soleil. »
Reste que le rêve se heurte à des murs très concrets : dissiper la chaleur dans le vide spatial, protéger le matériel des radiations, assurer des liaisons fiables entre la terre et les satellites et, surtout, rendre l’équation économique crédible.
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Aujourd’hui, lancer du hardware dans l’espace coûte très cher et, dans le même temps, les matériaux se réparent mal. Mais Google parie sur un futur où les coûts de lancement baissent, où le matériel devient plus robuste, et où l’IA réclamera tellement de puissance… qu’on ira la chercher là où l’énergie est reine. Sacrément disruptif.