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Netflix : « Peaky Blinders : l’immortel », que faut-il en penser ?

Peaky Blinders
Peaky Blinders

Avec Peaky Blinders : L’Immortel, Netflix ne se contente pas d’offrir un bonus nostalgique aux fans. Le film referme une page importante autour de Tommy Shelby tout en restant assez solide pour accrocher aussi ceux qui n’ont jamais lancé un seul épisode.

Disponible sur Netflix depuis le 20 mars, ce long métrage de près de deux heures reprend l’intrigue six ans après la fin de la série. L’action se déroule en 1940, dans un Londres marqué par les bombardements, avec un Tommy Shelby toujours hanté par les morts qu’il a laissés derrière lui. Son fils a repris les affaires, mais sans vraiment tenir la maison d’une main ferme. C’est là que le film trouve sa vraie force : il raconte une histoire complète, lisible, sans enfermer le spectateur dans un tunnel de références. Même sans connaître l’univers, on comprend les rapports de force, les blessures familiales et le poids du passé. Et oui, il y a matière à se laisser embarquer.

Une vraie fin de cycle, spectaculaire mais pas fermée

Ce qu’il faut en penser est assez clair : L’Immortel vaut le détour si vous aimez les récits de gangsters élégants, les héros cabossés et les fresques sombres portées par une grosse mise en scène. Le casting tient parfaitement la route autour de Cillian Murphy, avec Sophie Rundle, Rebecca Ferguson, Barry Keoghan, Tim Roth ou encore Stephen Graham. Les décors sont amples, l’ambiance reste très rock, et le contexte historique donne du relief sans étouffer le récit.

Le film joue aussi la carte du fan service, mais sans exclure les nouveaux venus. L’absence d’Arthur Shelby, elle, n’est pas un oubli : elle s’explique à la fois par un choix d’écriture fort et par la situation compliquée de Paul Anderson, dont la participation était devenue difficile. Résultat, Netflix propose une conclusion intense, parfois émouvante, qui ne ferme pourtant pas toutes les portes. Le plus intéressant est peut-être là : cette fin ressemble aussi à un nouveau départ, avec l’idée d’une génération Shelby prête à prendre la suite.