Netflix – Stranger Things : encore une série qui succombe au « wokisme »

Depuis le coming-out de Will Byers dans la saison 5, une partie des fans accuse Stranger Things d’avoir cédé au « wokisme ». La scène, jugée plaquée et sans utilité narrative, a déclenché une vague de critiques et de « review bombing » sur les plateformes. Explications.
Phénomène pop devenu institution, Stranger Things vit une fin de parcours électrique. Au cœur du brasier : la révélation de l’orientation sexuelle de Will – qui est donc homosexuel. Pour une frange bruyante des fans, l’écriture tombe « comme un cheveu sur la soupe » : l’aveu serait trop tardif, inséré sans conséquence claire sur l’intrigue et sans retombées tangibles sur la progression des personnages. Résultat : les notations s’effondrent par salves, les fils de commentaires s’embrasent, et la série de Netflix devient le nouveau champ de bataille idéologique du moment.
À quoi sert vraiment la scène du coming-out de Will ? Pas grand chose
Les détracteurs de la série pointent un choix « cosmétique » : un moment pensé pour cocher une case plus que pour nourrir la dramaturgie et les attentes de certains spectateurs, souhaitant une représentativité des minorités toujours plus importante.
stranger things c’était la meilleure série du l’histoire jusqu’à ce que will fait son coming out netflix qui ruine tout pic.twitter.com/LqbE90pb0p
— Fares💙❤️🇩🇿 (@Fares5ss5) December 27, 2025
Ils reprochent aux showrunners d’avoir transformé une tension latente – disséminée depuis les débuts – en geste symbolique, sans effet domino sur le récit. Selon eux, l’arc de Will ne modifie ni les enjeux de la lutte contre le Mal ni la dynamique du groupe, ce qui nourrit l’impression de message plaqué sur une mécanique déjà lourde.
Finalement, l’étiquette « trop woke » sert de raccourci à un malaise plus large : celui d’une série jugée moins tranchante, plus prudente, qui préfère l’émotion au risque scénaristique
À lire aussi
En face, les défenseurs rappellent que la trajectoire de Will était esquissée depuis longtemps et que cette explicitation offre enfin une cohérence émotionnelle au personnage. Ils y voient un moment de représentation nécessaire, en phase avec les années 80 réinventées par la série – un monde où grandir demeure un combat intime.