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Star Academy (TF1) : l’émission gangrenée par le cyberharcèlement – les autorités réagissent

Sarah Star Academy
Sarah (Star Academy)

Loin des paillettes et des primes sur TF1, la Star Academy est rattrapée par une réalité beaucoup plus sombre : le cyberharcèlement massif qui vise ses candidats, pris pour cible sur les réseaux sociaux dès leur exposition médiatique.

Depuis plusieurs saisons, les élèves de la Star Academy deviennent la cible de messages haineux, parfois racistes, sexistes ou homophobes. Les réseaux sociaux s’embrasent après chaque prime, chaque séquence virale, et certains candidats se retrouvent sous un flot continu d’insultes, de montages humiliants ou de menaces. Le cas d’Ebony Cham, finaliste prise pour cible par une campagne de messages racistes, a servi de signal d’alarme : le phénomène n’est plus marginal, il est systémique et touche aussi d’autres programmes de divertissement.

Arcom et justice : tolérance zéro affichée

Face à cette dérive, l’Arcom et les autorités judiciaires ont réuni chaînes et producteurs pour lancer une véritable « mobilisation générale » contre le harcèlement et le cyberharcèlement autour des émissions de divertissement. L’objectif est double : mieux protéger les candidats et rappeler que les auteurs de propos haineux s’exposent désormais à des enquêtes et à des poursuites pénales. Le Pôle national de lutte contre la haine en ligne et l’Arcom se montrent particulièrement attentifs aux messages racistes, antisémites, sexistes, homophobes ou transphobes, et exigent des plateformes qu’elles réagissent plus vite aux signalements.

Les diffuseurs et sociétés de production sont eux aussi poussés à passer à l’action. Accompagnement psychologique renforcé, sensibilisation des candidats à l’exposition médiatique, procédures de signalement simplifiées : le dispositif se structure. Des exemples récents dans d’autres univers, comme le concours Miss France, montrent que les équipes organisatrices mettent désormais en place des cellules dédiées après les déferlements de haine visant certaines lauréates. Dans ce contexte, la Star Academy n’a plus le choix : le télécrochet doit rester un rêve télévisé, pas un point de départ vers un enfer numérique.