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PSG : Thiago Silva se considère comme bouc-émissaire – « ça me rendait triste »

Thiago Silva (Brésil)
Thiago Silva (Brésil)

Thiago Silva n’a visiblement rien oublié de son passage au PSG sur ce terrain-là. Des années après, l’ancien capitaine parisien raconte avec beaucoup de recul comment les critiques reçues à Paris ont fini par l’atteindre, jusqu’à laisser une vraie trace.

Au PSG, Thiago Silva a longtemps incarné le capitanat, l’exigence et les grandes ambitions européennes du club. Mais cette exposition l’a aussi placé en première ligne au moment des échecs, notamment après certaines éliminations en Ligue des champions. Avec le temps, le défenseur brésilien est revenu sur ce poids particulier, lui qui a souvent été désigné comme responsable idéal quand Paris tombait dans les grands rendez-vous. Derrière l’image du patron défensif, il y avait aussi une vraie fatigue mentale. Et ses mots, cette fois, éclairent très franchement ce qu’il a vécu à l’intérieur.

Thiago Silva vide son sac sur les critiques reçues

Thiago Silva ne contourne rien : « Des critiques ? J’en ai reçu un paquet durant ma carrière, certaines justifiées, d’autres non. Ce n’est pas facile à surmonter. Au PSG, ça me rendait triste. Quand on se faisait éliminer de la C1, il fallait trouver un coupable et ça me retombait dessus. »

Le constat est fort, parce qu’il touche à un sujet sensible dans l’histoire récente du PSG : la manière dont certains cadres ont absorbé seuls la frustration collective. Thiago Silva explique aussi que certaines remarques l’ont davantage touché que d’autres, surtout lorsqu’elles venaient d’anciens joueurs, donc de personnalités censées comprendre ce que représente la pression du très haut niveau. « C’est surtout décevant quand les attaques viennent des anciens joueurs. Beaucoup plus que lorsque ça vient d’un commentateur ou d’un journaliste qui n’a pas eu la chance d’être sur un terrain. Mais il faut faire avec. Je prépare mes enfants, Iago et Isago. Ils vont devoir gérer les critiques et les comparaisons avec leur père. Il faut qu’ils soient prêts mentalement. » Une sortie lucide, touchante, qui rappelle aussi à quel point la mémoire parisienne reste chargée pour l’ex-capitaine.