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PSG : pas d’histoire avant l’arrivée des Qataris ? L’avis de Jérome Alonzo

Nasser Al Khelaifi (PSG)
Nasser Al Khelaifi (PSG)

Jérôme Alonzo refuse de voir le PSG réduit à son seul virage qatari. L’ancien gardien rappelle avec force que Paris avait déjà un passé, des figures marquantes et un vrai poids populaire bien avant 2011.

Le débat revient sans cesse autour du Paris Saint-Germain : le club aurait-il vraiment commencé à exister avec l’arrivée des Qataris ? Pour Jérôme Alonzo, la réponse est claire, nette, et presque irritante tant le raccourci lui paraît grossier. L’ancien portier parisien s’est agacé de cette lecture qu’il juge profondément injuste pour toutes les générations qui ont construit l’identité du PSG avant l’ère QSI. Dans son viseur, une idée devenue trop facile : effacer les années Borelli, Denisot et surtout les grandes heures des années 90. Et la suite de sa prise de parole en dit long sur la colère qui l’anime.

Alonzo remet le passé parisien au centre

Jérôme Alonzo n’a pas arrondi les angles : « C’est insupportable. Qu’entre 2000 et 2010, on n’ait pas eu d’histoire, pourquoi pas, mais avant nous, il y a Weah, Lama, Ginola, Kombouaré, Dahleb, Rai, Susic, Leonardo, Valdo… » Le club a gagné un Coupe d’Europe (la Coupe des Vainqueurs de Coupe). Je ne peux pas avoir une discussion structurée avec quelqu’un qui me dit ‘avant le Qatar, le PSG n’avait pas d’histoire’. »

Avec cette sortie, Alonzo ne défend pas seulement une nostalgie de supporter ou d’ancien joueur. Il rappelle un fait simple : le PSG n’a pas attendu 2011 pour marquer le football français. Son palmarès, ses figures populaires et son ancrage dans l’imaginaire collectif existaient déjà. Et pour lui, cette mémoire mérite mieux qu’un oubli rapide.

L’ancien gardien a d’ailleurs prolongé son plaidoyer avec la même conviction : « Dans les années 90, le PSG a été une équipe populaire. Les Français ont adoré cette équipe. Il y a eu des joueurs géniaux. Il y a eu Francis Borelli, Michel Denisot… Je suis passionné par l’Histoire du PSG. » Un rappel puissant, presque nécessaire, à l’heure où l’image moderne du club écrase parfois tout ce qui l’a précédée.