PSG : existe-t-il vraiment des tensions nationalistes entre Zabarnyi et Safonov ? Réponse

Au PSG, un simple avant-match a suffi pour relancer une polémique XXL. En refusant de se serrer la main lors d’un amical interne, Illia Zabarnyi et Matvey Safonov ont nourri les fantasmes. Mais la réalité semble bien moins explosive que le buzz né autour de cette scène.
A quelques jours de la finale de Ligue des Champions face à Arsenal, le PSG n’avait sûrement pas besoin de ça. La vidéo montrant Zabarnyi et Safonov s’éviter avant une opposition amicale a immédiatement fait réagir. Forcément, voir un défenseur ukrainien et un gardien russe prendre leurs distances a ramené tout le monde à un contexte qui dépasse largement le football. Très vite, certains y ont vu un malaise de vestiaire, voire une tension nationaliste impossible à gérer dans le groupe parisien. Pourtant, la tendance qui ressort des différentes réactions est tout autre. Et l’explication racontée ensuite change franchement la lecture de la scène.
Une distance choisie, pas une rupture au PSG
Bruno Salomon a calmé le jeu avec une prise de parole limpide : « Il y a peu, une journaliste ukrainienne m’expliquait que la moindre image de Zabarnyi et Safonov qui se félicitent pourrait être récupérée par la Russie pour de la propagande et très mal vécue en Ukraine. Donc la non-poignée de main est surtout un geste intelligent des deux.»
Dit comme ça, tout prend une autre dimension. Ce geste n’aurait donc rien d’un clash personnel, ni d’un rejet entre coéquipiers. Au contraire, il pourrait traduire une forme de lucidité face à une situation géopolitique ultra sensible, où la moindre image peut être sortie de son contexte, instrumentalisée, puis renvoyée comme un symbole.
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Le plus marquant dans cette affaire, c’est justement la vitesse à laquelle une séquence muette a été transformée en preuve supposée d’un problème interne. Au PSG, l’enjeu semble surtout être de protéger les deux joueurs d’une récupération qui les dépasserait totalement. Autrement dit, entre Zabarnyi et Safonov, le silence du geste ressemble moins à une fracture qu’à une précaution.