PSG : Chevalier, ses coéquipiers n’ont pas fait d’efforts

Au PSG, Lucas Chevalier n’avance pas seulement avec la pression liée à son poste. Le gardien français boucle une première saison compliquée, dans un contexte où l’adhésion collective autour de lui semble encore loin d’être totale.
Recruté pour s’imposer dans un rôle exposé, Lucas Chevalier n’a pas réussi à installer une vraie dynamique sur la durée. Son exercice 2025-2026 laisse une impression de flottement, alors que la hiérarchie a bougé et que Matvey Safonov a pris davantage de place. Au poste de gardien, tout se joue aussi dans les détails : les repères, les automatismes, la confiance, la voix qui porte derrière la défense. Et visiblement, sur ce terrain-là, l’ancien Lillois n’a pas encore embarqué tout le monde avec lui. Bertrand Latour a justement mis des mots très forts sur ce malaise latent.
Une greffe qui ne prend pas, et le constat est lourd
Bertrand Latour a résumé la situation sans détour : « Il y en a un qui est apprécié majoritairement dans le vestiaire (Safonov) et un autre avec lequel la greffe n’a pas pris (Chevalier). Ce n’est pas qu’il y a des problèmes avec Chevalier, mais je n’ai jamais senti une envie folle de ses partenaires de vouloir bien l’intégrer, de jouer avec lui… »
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Le constat est d’autant plus marquant qu’il touche à l’essence même du poste. Un gardien ne peut pas vivre en marge de sa ligne défensive. Il doit parler, guider, rassurer, imposer des réflexes communs. Latour a insisté sur ce point avec une deuxième sortie tout aussi parlante : « Ça compte quand vous êtes gardien, que vous devez communiquer avec vos défenseurs. Ça n’a pas pris pour le moment. Il a un contrat de 5 ans je crois, il reste encore 4 ans pour lui pour inverser la tendance. Mais pour l’instant, l’année 1 est ratée. » Le mot est dur, mais il dit beaucoup. À Chevalier, désormais, de retourner cette lecture.