Marty Supreme avec Timothée Chalamet : est-ce une histoire vraie ?

Marty Supreme ne se contente pas de surfer sur la hype Timothée Chalamet : le film joue avec la frontière entre biopic et fiction en plongeant dans l’univers méconnu du ping-pong des années 1950.
Réalisé par Josh Safdie, Marty Supreme suit Marty Mauser, prodige du tennis de table qui veut populariser son sport aux États-Unis. Avec son ton de comédie sportive et son faux air de biopic porté par Timothée Chalamet, le film pose forcément la question : histoire vraie ou pur scénario de cinéma ? La vérité, c’est que le récit mêle personnages inventés et inspiration puisée dans la trajectoire d’un champion bien réel.
Un faux biopic né d’une autobiographie culte
À l’origine du projet, il y a un livre : l’autobiographie « The Money Player: The Confessions of America’s Greatest Table Tennis Champion and Hustler », découverte par la compagne de Josh Safdie. Séduit par la vie romanesque de son auteur, Marty Reisman, le cinéaste en fait la base de son film, co-écrit avec Ronald Bronstein et produit par Timothée Chalamet. Marty Supreme est donc « inspiré d’une histoire vraie », mais seulement comme tremplin : parcours, entourage et situations de Marty Mauser sont largement réinventés pour servir une histoire de cinéma.
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Né à Manhattan en 1930, Marty Reisman s’impose très jeune comme figure du ping-pong, enchaînant les heures d’entraînement avant de remporter notamment l’US Open en 1958 et 1960. Showman, parieur, adepte d’un style spectaculaire basé sur le « fast hit », il transforme chaque match en spectacle, avec plusieurs balles en jeu ou des objets du quotidien pour faire le show. C’est surtout cette attitude flamboyante, ce mélange d’arrogance, de charisme et de goût pour la mise en scène que Marty Supreme reprend. Plus qu’un biopic fidèle, le film propose ainsi un portrait librement inspiré de Marty Reisman, où le réel sert de base à une fiction totalement assumée.