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Lens-PSG : la LFP est à la solde d’Al-Khelaïfi, Riolo s’emporte

Daniel Riolo (RMC)
Daniel Riolo (RMC)

Le possible report de Lens-PSG met déjà le feu au débat. Alors que le PSG veut alléger son calendrier entre deux rendez-vous européens majeurs, Daniel Riolo y voit une entorse claire à l’équité sportive et un très mauvais signal envoyé au football français.

Le sujet prend de l’ampleur à mesure que les quarts de finale approchent. Le PSG a demandé le report du match de Ligue 1 programmé le 11 avril, entre les deux manches de son quart de finale de Ligue des champions. En face, Lens ne veut pas céder cette fenêtre, perçue comme une occasion rare d’affronter Paris à un moment charnière de la saison. Le club artésien a d’ailleurs fait savoir son opposition, et cette position trouve déjà un écho puissant dans le débat médiatique. Daniel Riolo, lui, n’a pas simplement contesté l’idée : il l’a frontalement attaquée, avec des mots qui claquent et un raisonnement qui vise bien plus large.

Riolo dénonce une logique qui fausse la compétition

Daniel Riolo a appuyé là où ça fait mal : « Lens a une opportunité de calendrier qui lui permet d’affronter le PSG à un moment important pour la suite de la saison. Pourquoi leur enlèverait-on cette opportunité qui peut marquer leur histoire ? C’est complètement inéquitable. »

Et l’éditorialiste ne s’est pas arrêté là. Pour lui, cette habitude française de vouloir protéger coûte que coûte les clubs engagés en Coupe d’Europe ouvre une brèche dangereuse : « D’autres pays ne le font pas. Imagine tu es l’Italie ou l’Allemagne et tu vois faire ça au Portugal ou à la France… mais ça va foutre le bordel ! Ils vont dire que ce n’est pas comme ça que ça marche. A un moment ça va poser un problème. La maladie du match de Coupe d’Europe, conduit à des excès complètement délirants. Si tu es Liverpool, tu vois ça tu te demandes pourquoi ! »

Au fond, tout l’enjeu est là. Ce dossier dépasse le simple cas Lens-PSG. Il touche à la crédibilité du championnat, à l’autorité de la LFP et à la frontière, toujours sensible, entre intérêt européen et respect de la compétition domestique.