IA : ChatGPT, la croissance ralentit – une crise de confiance des utilisateurs ?

ChatGPT reste un mastodonte, mais les derniers signaux montrent un vrai coup de frein. Derrière l’image du produit incontournable de l’IA, la machine d’OpenAI avance moins vite, pendant que la concurrence grignote du terrain et que la confiance d’une partie du public se fissure.
Le constat est brutal : la dernière grande mise à jour de ChatGPT n’a pas provoqué l’élan attendu sur mobile. La croissance des utilisateurs mensuels reste élevée, mais elle ralentit fortement par rapport au début d’année. Dans le même temps, la progression des téléchargements sur un an apparaît beaucoup plus modeste, alors que plusieurs rivaux accélèrent. ChatGPT demeure très largement devant en volume, avec une base massive d’utilisateurs, mais la dynamique n’est plus la même. Ce qui inquiétait peu il y a encore quelques mois commence désormais à ressembler à un vrai signal faible pour OpenAI.
Une défiance qui dépasse la simple fatigue du produit
Ce tassement ne s’explique pas seulement par un effet de plateau, classique pour une application déjà installée dans le paysage. Ce qui alimente les interrogations, c’est aussi la hausse des désinstallations observée ces derniers mois. Autrement dit, ChatGPT n’attire pas seulement moins fort qu’avant : une partie du public semble aussi décrocher. Et ce mouvement intervient dans un contexte délicat pour OpenAI, marqué par des choix qui ont brouillé son image auprès de certains utilisateurs.
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L’un des points de rupture vient de l’accord conclu avec l’armée américaine, un sujet particulièrement sensible qui a pu abîmer la relation de confiance avec une partie du grand public. À cela s’ajoute un autre virage mal perçu : l’arrivée de la publicité, alors que la plateforme avait longtemps laissé entendre que ce scénario resterait lointain. Résultat, des concurrents comme Claude ou Gemini profitent de cette séquence pour apparaître comme des alternatives plus cohérentes ou plus rassurantes. ChatGPT reste le leader, oui. Mais la question n’est plus de savoir s’il domine encore. Elle est de comprendre si cette domination peut continuer à faire rêver autant qu’avant.