Cette star française de la NBA qui sauve de la faillite un fabricant de meubles vendéen

Rudy Gobert ne se contente plus de dominer la raquette en NBA. La star française des Minnesota Timberwolves vient d’entrer au capital du fabricant de meubles Gautier, symbole du “made in France”, pour l’aider à sortir la tête de l’eau.
Le groupe Gautier, basé en Vendée et connu pour ses chambres d’enfants et ses meubles contemporains, vient de tourner la page de son redressement judiciaire. Fragilisé par la flambée des coûts, l’effondrement du marché immobilier et un gros coup d’arrêt de la consommation après la crise politique de 2024, le fabricant avait déposé le bilan à l’été 2024. Désormais, un pool d’une quinzaine d’investisseurs, parmi lesquels Rudy Gobert, apporte l’oxygène financier nécessaire pour relancer la machine et préserver un maximum d’emplois dans l’Hexagone.
Rudy Gobert, de la raquette aux dressings sur mesure
Si le pivot des Timberwolves a répondu présent, ce n’est pas un simple coup marketing. Avant de briller en NBA, Rudy Gobert a fait ses classes à Cholet Basket, où Gautier sponsorisait les équipes de jeunes. Le lien est resté fort entre le joueur et l’industriel vendéen, au point qu’à l’époque, la marque affichait fièrement le slogan : « Avec Gautier, j’ai bien grandi. »
Aujourd’hui, l’histoire se retourne presque : c’est désormais le triple meilleur défenseur de NBA qui aide Gautier à grandir de nouveau, fidèle à son attachement au “made in France” et aux enjeux de responsabilité sociale. Concrètement, l’arrivée de Gobert s’inscrit dans un plan global de 14 millions d’euros d’investissements pour moderniser l’outil industriel, accélérer la transformation digitale et pousser des solutions d’aménagement configurables – dressings, rangements, bibliothèques.
À lire aussi
Après la vente d’un site de production et plusieurs dizaines de départs, Gautier veut se repositionner sur un meuble durable, traçable, face à la concurrence agressive des plateformes chinoises. Voir une star du basket mettre son argent et son image au service d’un industriel français en difficulté envoie un signal fort : le sport de très haut niveau peut aussi jouer un rôle concret dans la défense de nos savoir-faire.