
Apple resserre enfin la vis sur les AirTags. Avec une nouvelle mise à jour déployée sur les modèles de seconde génération, la marque cherche à mieux protéger ses clients face à un problème devenu sensible : l’usage détourné de ces balises pour suivre quelqu’un à son insu.
Le dossier est clair : les AirTags ont été conçus pour retrouver des objets du quotidien, pas pour pister des personnes. Or, depuis leur lancement, ces petits accessoires ont aussi été pointés du doigt pour des usages abusifs. Apple déploie donc la version 3.0.45 sur les AirTags 2 avec un objectif précis : faciliter la détection d’un tracker inconnu à proximité. Concrètement, lorsqu’un suivi indésirable est repéré via l’application Localiser sur iPhone, l’AirTag concerné peut désormais émettre un son plus puissant pour aider la personne visée à le retrouver plus vite.
Une réponse directe à un vrai problème de sécurité
Cette évolution s’appuie sur le nouveau matériel des AirTags de deuxième génération. Apple y a intégré des haut-parleurs annoncés comme 50 % plus puissants, et la mise à jour vient justement exploiter ce potentiel pour rendre les alertes sonores plus efficaces. L’idée est simple : si une balise suspecte vous accompagne sans raison valable, elle doit être plus facile à localiser physiquement. C’est un détail technique, mais c’est aussi un levier concret pour limiter les dérives.
À lire aussi
Cette mise à jour ne sort pas de nulle part. Elle s’ajoute à plusieurs garde-fous déjà présents dans l’écosystème Apple. Lorsqu’une balise inconnue suit un utilisateur sur une durée prolongée, une alerte peut déjà être envoyée sur les appareils Apple. Au moment de configurer un AirTag, des messages de transparence et de dissuasion juridique rappellent aussi que le pistage d’une personne peut exposer à des poursuites. Pour les clients, il n’y a d’ailleurs aucune manipulation compliquée à prévoir : la mise à jour se fait en arrière-plan. Il suffit ensuite de vérifier la version du firmware dans l’onglet « Objets » de l’application Localiser.