Anthony Joshua : que risque le chauffeur inculpé ?

Après le drame sur l’autoroute Lagos-Ibadan, la justice nigériane a officiellement inculpé le conducteur du SUV dans lequel se trouvait Anthony Joshua. Quelles charges exactes ? Quelles peines encourues ? On fait le point.
L’accident a coûté la vie à deux proches du boxeur britannique, tandis qu’Anthony Joshua, passager du véhicule, s’en est sorti avec des blessures légères. Les circonstances ont déjà été largement détaillées : un choc contre un poids lourd à l’arrêt au cours d’une manœuvre à vitesse élevée. Place désormais au volet judiciaire, au cœur du dossier.
Jusqu’à sept ans de prison pour « conduite dangereuse ayant entraîné la mort »
Le chauffeur est poursuivi pour « conduite dangereuse ayant entraîné la mort », mais aussi pour « conduite sans permis valable », « conduite sans prudence ni attention ayant causé des blessures et des dégâts matériels » et « conduite imprudente ». Présenté devant un tribunal de l’État d’Ogun, il a obtenu une mise en liberté sous caution fixée à cinq millions de nairas (soit environ 3 000 euros), avec garanties strictes, et une nouvelle audience programmée à la mi-janvier. Tant que les conditions ne sont pas remplies, il demeure en détention.
🚨 Anthony Joshua était vraisemblablement assis à l’avant de la voiture côté passager, mais le conducteur lui aurait demandé de s’asseoir à l’arrière car il ne voyait pas le rétroviseur. 🤯
(via @DailyMail ) pic.twitter.com/aP0YlACx5N
— La Sueur (@LaSueur_off) January 3, 2026
Concrètement, la qualification de « conduite dangereuse ayant entraîné la mort » expose à une peine pouvant aller jusqu’à sept ans d’emprisonnement. À cela peuvent s’ajouter des amendes, une suspension (ou interdiction) de conduire et des sanctions complémentaires liées à l’absence de permis en règle.
Les premiers éléments de l’enquête évoquent une vitesse excessive lors d’un dépassement, un éclatement de pneu, et la présence d’un camion immobilisé – potentiellement lui-même en infraction de stationnement – qui a aggravé la gravité du choc. Autant de facteurs que la cour devra apprécier pour déterminer la part exacte de responsabilité.
Est-ce assez au regard du bilan ? Difficile d’en juger. Mais le droit nigérian encadre la « conduite dangereuse » comme une infraction de sécurité routière, sans intention de tuer : l’échelle de peine (jusqu’à sept ans) s’aligne sur cette logique. Tout l’enjeu sera la calibration finale par le juge, en fonction des circonstances (excès de vitesse, défaillance mécanique, illégalité du stationnement, absence de permis). Les familles, elles, attendent un signal fort : une décision exemplaire et dissuasive pour les routes nigérianes.