Brésil : « il y a un problème avec Vinicius car il se prend pour Neymar »

Au Brésil, le débat autour de Vinicius reprend de plus belle. Malgré une copie intéressante face à la Croatie, l’ailier du Real Madrid continue d’alimenter les discussions sur son vrai rôle en sélection, entre attentes immenses, pression du numéro 10 et comparaison pesante avec Neymar.
Vinicius n’a pas encore la même liberté avec le Brésil qu’au Real Madrid, et cela saute aux yeux. En sélection, l’ailier se retrouve souvent pris immédiatement, avec moins d’espaces pour provoquer et moins de situations favorables pour faire des différences en un contre un. Pourtant, sa prestation récente rappelle qu’il peut peser : 87 % de passes réussies, quatre passes clés, une passe décisive, deux dribbles réussis sur trois et une influence réelle dans la victoire. Mais au Brésil, le sujet dépasse désormais la simple feuille de stats. Les propos de Fabio Luciani ont justement remis une pièce dans la machine.
Fabio Luciani pointe un malaise plus profond
Fabio Luciani a livré une analyse directe : « Le problème avec Vinicius est avant tout tactique. Je pense que l’équipe nationale actuelle, collectivement, ne parvient pas à recréer les situations qu’il connaît au Real Madrid. » Puis il a enchaîné avec une lecture encore plus forte de la situation : « Il y a un problème avec Vinicius car, malheureusement, quand Neymar n’est pas là, il se prend pour Neymar. Je pense que c’est une trop grande responsabilité pour lui. Il doit se décharger de cette pression : la sélection nationale doit la décharger de cette pression. »
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Luciani a même poussé le raisonnement jusqu’au symbole du numéro porté par le Madrilène : « Tu n’es pas Neymar. Tu ne vas pas tout résoudre tout seul. On va tous t’aider. Fais ce que tu sais faire de mieux, prends tes responsabilités. On va travailler pour essayer de gérer le match de manière à ce que tu te sentes plus à l’aise. J’étais furieux quand j’ai vu Vini porter le numéro 10. » Le message est limpide : Vinicius doit rester Vinicius. Et si le Brésil veut enfin profiter de tout son talent, c’est aussi au collectif de le remettre dans les meilleures conditions.