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PSG : comment Enrique a « assaini » le vestiaire

Luis Enrique (PSG)
Luis Enrique (PSG)

Au PSG, Luis Enrique n’a pas seulement transformé le jeu. Selon Jimmy Braun, le coach espagnol a surtout repris la main sur le vestiaire, avec une méthode claire, directe et totalement pensée pour faire passer le groupe avant les individualités.

Depuis son arrivée à Paris, Luis Enrique a installé un cadre beaucoup plus net autour de son effectif. Pour Jimmy Braun, cette évolution ne doit rien au hasard. Le journaliste estime que l’entraîneur du PSG a pu modeler un environnement à son image, loin de la gestion plus délicate imposée autrefois par la présence de stars majeures. Dans cette lecture, le technicien espagnol a surtout gagné en autorité parce qu’il a pu construire un collectif qui lui ressemble. Et les mots utilisés sur le plateau de l’After Foot donnent une idée très claire de cette rupture.

Jimmy Braun voit une rupture nette dans la méthode

Sur le plateau de l’After Foot, Jimmy Braun a résumé sa pensée avec des mots forts : « Luis Enrique, il a ‘assaini’ le vestiaire. Il l’a délesté de personnalités très fortes, de superstars. Il y a toujours l’obsession chez lui de mettre le groupe avant tout. » Il a ensuite rappelé un épisode révélateur : « Il y a quelques semaines, quand Ousmane Dembelé fait sa sortie médiatique après le match contre Rennes, Luis Enrique arrive derrière et dit ‘ça ne vaut rien ce qu’il vient de dire, c’est une réaction de sortie de terrain’. »

Pour Jimmy Braun, cette gestion n’aurait pas forcément été possible dans un autre contexte. Il l’a d’ailleurs affirmé sans détour : « Je ne suis pas sur qu’il aurait eu la même gestion et je ne suis pas sur qu’il aurait fait mieux que Pochettino ou Galtier sans façonner l’effectif à sa manière. » Avant d’élargir le constat à la communication du coach : « Sur la communication aussi, il dénote par rapport à ses prédécesseurs, qui voulaient avoir une relation apaisée. Luis Enrique a toujours eu une relation de défiance avec les journalistes, même quand il était joueur. Dès qu’il est un peu en difficulté, encore actuellement, ou qu’une question ne lui plait pas, il emploie un ton sec. »